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D-3- Les incidences de la devise dans une transactions internationale
Avec la création de la monnaie unique, la donne a changé. En effet, les premiers exemplaires de notre nouvelle monnaie européenne étaient présentés pour la première fois officiellement en Décembre 1996 par l'Institut Monétaire Européen au Conseil européen. Et ce n'est qu'ensuite, qu'ils furent présentés au public.
La mise en circulation des nouveaux billets en Euro, n'a eu lieu, quant à elle que le 1er janvier 2002.
Mais pour que tout cela ait lieu, il a fallu tout d'abord la mise en place de l'Institut Monétaire Européen le 1er janvier 1994 dont l'objectif était donc de préparer la création de cette monnaie unique et ce par la mise en place du système européen des banques centrales (ESCB).
Il a permis en effet la fixation, le 1er janvier 1999 des taux de conversion des monnaies par les onze premiers États membres participant dès le début à l'union monétaire. Leur objectif était alors de mettre en place une politique monétaire unique sous la responsabilité de la BCE (Banque Centrale Européenne).
3-1- Devise ou monnaie de votre transaction et protection
Mais les transactions ne sont pas toutes européennes, en effet elles ont la plupart du temps ceci de particulier, qu'elles n'utilisent pas comme monnaie, lors de leurs opérations, la monnaie en usance de leur pays. Dans ce cas de figure, l'utilisation d'une monnaie autre que la monnaie de son pays va donc faire encourir aux entreprises un risque majeur, le risque de change. L'exportateur ou l'importateur devra donc surtout si les flux commerciaux en jeux sont importants évaluer et être capable d'estimer le taux de change pendant et avant son opération.
Pour éviter dans la mesure du possible cette situation, l'entreprise devra donc choisir une devise qui lui permettra de se placer en position de force. De cette manière c'est son interlocuteur qui sera alors placé dans la situation de risque de change.
L'entreprise française, devra si possible, en cas de risque se protéger en négociant donc son prix dans sa devise. Dans le cas contraire, elle devra se prémunir contre l'évolution de la parité de devise par une assurance appropriée.
3-2- Autres techniques de protection
Il existe de nombreuses methodes de protection. La compensation tout d'abord (technique qui permet de fusionner deux opérations bilatérales de vente), le maillage et le termaillage ensuite. Il pourra encore également être possible tout simplement d'inclure des clauses spécifiques dans les contrats commerciaux. Ces dernières sont par contre difficiles à négocier.
L'entreprise pourra enfin faire le choix d'utiliser d'autres techniques, en faisant appel à sa banque. Celles-ci proposent en effet des options de change, des couvertures à termes ou enfin de prêts en devise.
- La couverture à terme
La couverture à terme est une des techniques des plus utilisée par les entreprises exportatrices étant donnée sa simplicité d'emploi. Elle est basée sur l'échange d'une devise ou monnaie contre une autre, et ce sur la base d'un cours comptant fixé avec livraison à une date convenue.
- L'option achat devise
L'acheteur d'une option d'achat de devises acquiert le droit et non l'obligation d'acheter un certain montant de devises à un prix fixé dès l'origine (appelé prix d'exercice), jusqu'à une certaine échéance (appelée date d'exercice).
- Le prêt en devise
Comme leur nom l'indique c'est un prêt en devise, c'est à dire que c'est un acte de trésorerie de l'entreprise sur la couverture du risque de change. Ce type de technique est utilisé si l'entreprise bénéficie d'une trésorerie suffisante et si la différence entre le taux d'intérêt du financement de la monnaie et celui de la devise n'est pas trop important.
On distinguera l'emprunt en devise et le prêt en devise, le premier permet à l'exportateur de se financer et le second permet à l'importateur par l'achat de devises et le placement de celles-ci d'annuler le risque de change.
3-3- Estimation du taux de change
Estimer l'évolution des taux de change n'est pas une pratique que peut se permettre chaque entreprise. En effet, estimer l'évolution des devises suppose qu'une structure (humaine et informationnelle) soit mise en place. Il est toutefois indispensable de mettre en place ce type d'organisation pour des opérations fréquentes à l'international.
3-4- Assurance contre le risque de change
L'entreprise exportatrice peut se couvrir contre le risque de change pour sa transaction export ou import via des assurances que proposent des entreprises privés comme également peut le proposer la Coface. Ces assurances permettent de couvrir les fluctuations de la parité des monnaies lors de transactions internationales.
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