LA PROTECTION JURIDIQUE



Toute transaction internationale engendre des problématiques d'ordre juridique et d'ordre contractuel. Mais comment être sûr d'être bien protégé en cas d'impayé, comment être certain d'être dédommagé pour une mauvaise exécution de travaux, une erreur sur la livraison, qui paie les indemnités de retard?  Quelle loi appliquer? En quelle langue?. Mais avant tout quel contrat mettre en place? Certaines institutions ont édité des règles régissant le commerce international.

Les institutions

Les solutions apportés par les institutionnels sont la mise en place de lois et de conventions. Certaines  de ces lois et conventions régissent par exemple le transport des marchandises terrestre maritime, ferroviaire ou encore aériennes. D'autres conventions comme la convention de Vienne régissent le droit du commerce international.

En effet depuis le 30 avril 1980, a été donc mis en place la convention de Vienne. Cette convention, a été dans un premier temps, ratifiée par la France pour ensuite être ratifiée ou approuvée par plus de 30 pays. Elle énumère les droits qui s'appliquent au commerce international de vente de marchandises.

A ce titre les accords de l'OMC traite également des questions d'ordre commerciale au niveau international (WTO : World Trade Organisation). L'OMC  est née après l'accord de Marrakech le 15 avril 1994, et l'accord qui en a résulté a été signé par les 125 ministres des pays intéressés et présents, concluant le Cycle d'Uruguay.

Nous n'oublierons pas de citer la chambre de commerce internationale (CCI) qui traitent en autre des questions d'arbitrage et qui a mis en place les incoterms. Ces derniers sont en effet en quelques sortes des conditions contractuelles à la bonne exécution de l'acheminement des marchandises.

La protection contractuelle

Ces institutions régissent donc les règles et usances en matière de commerce international mais également en matière de contrat. Mais avant même de déterminer quel est le contrat le mieux adapté à votre situation, il est essentiel de mettre en place une facture proforma, une facture douanière, consulaire ou commerciale à la hauteur des besoins juridiques que nécessitent les relations à l'international. Comme la facture proforma est la première étape à une protection juridique. Les conditions générales de vente export en sont la seconde étape.

Si l'exportateur fait ensuite comme choix d'orienter la maîtrise de sa distribution sur un pays à l'exportation par le recrutement d'un agent commercial import il devra établir un contrat d'agent à l'export la liant à ce dit agent commercial. Si au contraire il préfère céder sa distribution à une tierce société alors il orientera son choix sur un contrat de distribution export. Enfin si l'exportateur préfère travailler au coup par coup, il lui sera nécessaire de mettre en place un contrat commercial de vente de marchandises ou de services.

La protection intellectuelle

La protection intellectuelle est aujourd'hui régit par l'OMC. En effet l'OMC a pris entre autre part à la réglementation concernant la protection intellectuelle avec la mise en place du TRIPS (trade related aspects of Intelectual Property right) ou l'ADPIC ( Aspects des droits de la propriété intellectuelle et du commerce ). Ils ont pris naissance le 1er janvier 1995 et traitent à la fois des questions de brevet, de marque, de modèle  et des dessins contrairement au GATT qui ne faisait pas référence.